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Au secours je suis stressé(e) !

L’étau de nos vies “modernes” se resserre. Tout se joue en termes de rentabilité, d’efficacité, de productivité. Le rythme de nos vies s’accélère et rime avec pression, tension, agression.

Pris au piège de cette course infernale à faire, faire et encore faire : le boulot, les trajets, les enfants, la maison, les loisirs, la famille, les amis… Pas le temps, plus le temps… de souffler! Ou cours-je, qui suis-je? Je stresse, je suis à bout, au bout de ma capacité à gérer, à faire face, à supporter physiquement, nerveusement, émotionnellement ma vie.

Alors je stresse de toutes les façons: je me sens fatigué(e), je deviens agressif (agressive), je compense par la nourriture, l’alcool, la cigarette… la télé !je me sens complètement abattu(e), je suis déprimé(e). Et comment sortir de ce cercle vicieux? Comment faire pour être moins stressé(e)?

Il s’agit justement là, de se préoccuper non du faire mais de l’être… ou bien de mettre le faire au service de l’être et commencer par rétablir ce qui vous a justement permis d’être, dès le départ, de revenir à votre premier geste, le plus simple qui est celui de respirer. Respirer semble un geste si simple… Respirer en toute conscience est le premier moyen à mettre en œuvre. Respirer consciemment vous ramène à notre corps, à vous, à votre présent, à l’essentiel. Cette respiration consciente vous permet d’agir sur les trois plans : physique, émotionnel et mental. Je respire, je détends mon corps. Je respire, je relâche mon ventre, mes épaules, mon larynx… Je suis dans mes pieds, je reviens sur terre. La respiration devient un prétexte pour vous immobiliser quelques minutes et pour vous ramener vers l’intérieur, vous recentrer et apaiser vos émotions. Je me sens respirer, je me pose en moi-même, quelques minutes, je suis à l’écoute de ce que je ressens.

Et je prends conscience, par exemple, que je suis contrarié(e). En fait je suis même en colère. Alors, étant conscient(e), je peux décider d’accueillir cette colère et de la faire circuler pour l’évacuer. Il en est de même avec mon mental qui me bombarde de pensées.

Pour entendre ces voix off, une seule solution : celle de revenir, ici et maintenant. Et là, vous devenez votre propre espion, témoin de vos propres pensées, distillées toute la journée par votre mental, ces pensées qui sabotent votre moral, à votre insu, lorsqu’elles sont négatives. Respirer consciemment vous permet donc de revenir à votre présent, et devenir spectateur (spectatrice) et acteur (actrice) de vous-même : vous avez alors la capacité d’agir sur votre état physique, émotionnel, mental, et par conséquent, sur votre état de stress.

Ce retour à soi-même, à la conscience de soi, à chaque minute, vous permet de vivre tout évènement dit stressant de façon plus détendu(e) avec une plus grande capacité à relativiser et à rester centré(e) et paisible. Cependant, pour régler efficacement votre problème de stress, il vous sera nécessaire, selon moi, d’en trouver aussi le sens et l’origine.

Pour cela, une psychothérapie peut être envisagée. Grâce à cette démarche de connaissance de soi, vous comprendrez alors beaucoup mieux comment vous vous êtes retrouvé(e)s dans cette situation de stress : pourquoi vous répétez les mêmes schémas relationnels, d’où proviennent vos difficultés à gérer votre énergie, quelle est la place accordée à vos loisirs, au sport, à votre corps,… etc. Vous pourrez alors faire de nouveaux choix pour vous-mêmes: il n’y aura plus de stress dans votre vie.

En résumé, “moi stressé(e)? Ah…, ça, c’est du passé! Parce que maintenant, je respire, je suis dans mon présent… Et depuis que j’ai décidé de me faire plaisir et de…, et de…”

Sylvia-Anna Cazabat (Santé Nature Magazine N°25-2006)

 
Communication non-violente (Rosenberg)

La Communication non-violente est un langage élaboré par Marshall B. Rosenberg. Selon son auteur, ce sont « le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant ». L’empathie est au cœur de ce processus de communication initié dans les années 1970, point commun avec l’approche centrée sur la personne du psychologue Carl Rogers dont Marshall B. Rosenberg fut un des élèves. Le terme non-violent est une référence au mouvement de Gandhi et signifie ici le fait de communiquer avec l’autre sans lui nuire. Marshall Rosenberg s’appuie également sur les travaux de l’économiste chilien Manfred Max-Neef, qui a analysé les besoins humains.

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